Marie-Lys
ou le diamant d'une grand-mère
Il y a des bijoux que l'on me confie avant même de me les décrire. Marie-Lys est de ceux-là. Tout a commencé par une broche, celle d'une grand-mère, et par un diamant que sa petite-fille ne voulait pour rien au monde laisser dormir dans un tiroir.
La pierre que l'on garde
Je crois que les pierres ne nous appartiennent jamais vraiment. Un diamant est presque éternel : il nous survit, il passe de main en main. Depuis toujours, on se transmet les diamants de famille bien plus qu'on ne les remplace, d'un bijou à l'autre, de génération en génération. Alors quand on me confie une pierre comme celle-ci, je sais que je ne travaille pas une matière. Je travaille un lien.
Elle est venue me voir avec la broche de sa grand-mère. Elle n'osait pas la porter, cette broche d'un autre temps, mais ne supportait pas l'idée de s'en séparer. Ce qu'elle voulait garder, en vérité, ce n'était pas la broche. C'était le diamant. Et la femme qui l'avait porté.
Une taille ancienne, et le choix de la lumière
Le diamant de sa grand-mère portait une taille ancienne. Ces pierres-là, on les taillait à la main, à la lueur des bougies, bien avant l'électricité. Elles ne lancent pas le feu d'un diamant d'aujourd'hui. Elles ont un éclat plus doux, plus intérieur, presque un secret. J'aime ces pierres.
Mais elle voulait, elle, que celle-ci brille un peu plus fort. Alors je l'ai fait retailler, par mon lapidaire, selon les proportions d'aujourd'hui. On y perd toujours un peu : un peu de poids, un peu de la patine du temps. On y gagne la lumière. C'était son choix, et je l'ai accompagnée jusqu'au bout.
Une bague qui cache sa signature
Une fois la pierre réveillée, j'ai dessiné la bague autour d'elle. Un diamant de 3 carats n'a besoin de rien. Pas d'autres pierres pour l'entourer, pas d'artifice. J'ai préféré loger toute la symbolique là où on ne la voit pas d'abord : dans le panier de la bague.
C'est ma signature. Je dessine chaque panier à l'image de celle qui le portera, ce détail caché sous la pierre que personne ne remarque au premier regard, et qui change pourtant tout. On peut y glisser une texture, une gravure, parfois une pierre sertie en secret. C'est là, dans cette partie peu visible, que bat le vrai cœur du bijou.
Le nom qu'elle porte ici n'est pas celui de celle qui l'a reçue. Cette discrétion lui ressemble. Marie-Lys est pour celles et ceux qui préfèrent la retenue à l'éclat que l'on exhibe.
Si vous avez, vous aussi, une pierre qui attend
Peut-être avez-vous, quelque part, un diamant ou une pierre dans un bijou que plus personne ne porte. Vous n'avez pas besoin de transformer le bijou entier pour en garder l'essentiel : souvent, garder la pierre suffit à garder le lien. Selon ce qu'elle est et ce que vous souhaitez, on peut la nettoyer, la remonter, ou la faire retailler pour lui rendre sa lumière.
Tout se fait sur-mesure, à distance, partout en France, ou sur rendez-vous à Paris. Vous restez libre à chaque étape, et rien ne se décide sans vous. Si une pierre vous attend, parlons-en.
Ombeline Marès
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Oui. Comme pour Marie-Lys, je peux conserver le diamant d'un bijou hérité, une broche par exemple, et le remonter au cœur d'une nouvelle bague. Il n'est pas nécessaire de transformer le bijou d'origine en entier.
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Les diamants anciens étaient taillés à la main, avant l'électricité, avec un éclat plus doux. On peut les faire retailler selon les proportions modernes pour leur donner plus de feu, en sachant que la pierre perd alors un peu de poids et sa patine d'époque. C'est un choix que je vous aide à peser.
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Oui, c'est tout le sens de cette démarche. Le bijou change de forme, mais la pierre traverse le temps et garde la mémoire de celle qui l'a portée.
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Non. Tout peut se faire à distance, partout en France, ou sur rendez-vous à Paris.