Floranne

On hérite rarement d'un bijou. On hérite d'une présence. Une bague qui a vécu à un autre doigt, une pierre qui a traversé une vie avant la vôtre, l'or d'une alliance que quelqu'un a portée jusqu'au bout. Souvent, on ne sait qu'en faire : trop chargé de souvenirs pour rester dans un tiroir, trop éloigné de notre goût pour être porté tel quel. Oui, un bijou de famille hérité peut renaître. Je transforme l'or et les pierres dont vous avez hérité en une création que vous porterez vraiment, fidèle à ce qu'elle a été. Et pour le raconter, je n'ai pas de meilleur exemple que Floranne, ma toute première bague.

Floranne, bague de fiançailles sur-mesure en saphir teal et pierres de famille, première création O.Marès

Porter, ranger, ou transformer

Il y a trois façons de vivre avec un bijou hérité. Quand il nous ressemble, le porter tel quel après un contrôle des sertis et un polissage en profondeur. Le ranger, quand on n'ose pas. Ou le transformer, lorsque l’on veut garder le lien en maîtrisant la forme. Cette troisième voie estmon domaine d’expertise. Elle ne renie rien. Elle déplace ce qui comptait, la matière, la pierre, la mémoire, vers une pièce que l'on porte enfin, au présent.

Ce que l'on peut faire d'un bijou hérité

Beaucoup de choses, grâce au sur mesure. On peut refondre l'or pour en tirer une monture nouvelle. Retailler une pierre fatiguée et lui donner une toute nouvelle forme. Dessertir plusieurs bijoux pour réunir leurs gemmes en une seule pièce majestueuse. Une bague de grand-mère, une alliance, une broche ancienne peuvent devenir une bague que vous ne quittez plus, un pendentif, un objet qui vous ressemble. Avec mon oeil de gemmologue, je regarde d'abord vos pierres. J'évalue ce qu'elles permettent, et je vous le dis sans détour, même quand la réponse est qu'il vaut mieux les laisser intactes.

Transmettre la mémoire

Transformer n'est pas effacer. Mon travail, dans le bijou d'origine, est de chercher ce qui mérite d'être gardé : une pierre, un motif, une gravure, une intention. La pièce nouvelle porte alors une histoire ancienne à laquelle elle ajoutera son propre récit.

L'or et les pierres, réemployés

Réutiliser votre or a un sens éthique. C'est de l'or recyclé par nature, le vôtre, déjà chargé d'une histoire. Quand il ne peut pas être travaillé tel quel, il est repris en fonte, puis renaît en monture. Vos pierres, elles, ont déjà une origine que l'on connaît, ce qui n’est pas toujours évident. Le lapidaire de la Maison pourra raviver une gemme fatiguée, effacer une rayure, réveiller une couleur que les années avaient endormie.

Floranne, ma première bague, née de deux familles

Floranne est née ainsi, d'un héritage à transformer. C'était ma toute première création, dessinée pour une amie très proche, à l'occasion de ses fiançailles. Elle ne voulait pas d'une bague neuve, sortie de nulle part. Elle voulait que les siens y soient. Nous avons donc réuni, dans un seul anneau, des pierres de famille venues du côté de son fiancé, et l'or d'une autre histoire encore.

Au centre, un saphir teal, dont les nuances profondes hésitent entre le bleu et le vert. Tout autour, il a fallu composer avec patience, faire une place à chaque pierre héritée sans qu'aucune n'écrase l'autre, pour que la bague soit belle sans jamais trahir ce qu'elle portait.

Faire une place à celle qui n'était plus là

Il y a, dans cette bague, un souvenir particulièrement précieux. L'or de l'anneau venait de l'alliance de la mère de mon amie, disparue. En refondant cet or pour en faire la monture, c’était une façon douce de la rendre présente le jour des fiançailles. Sa mère ne serait pas là, et pourtant elle l'était, autour du doigt de sa fille, mêlée à la famille qui l'accueillait. C'est, je crois, tout ce qu'un bijou transformé peut faire : ne pas rompre le lien, le porter plus loin.

Quand mon amie a reçu sa bague, elle m'a écrit une carte de remerciement qui accompagnaient un beau bouquet de fleurs. Toujours présent sur mon bureau elle aura traversé tous mes déménagements. Ces mots m’ont profondément touchée et sont à l’origine de ma décision de créer la Maison O.Marès. Floranne n'est pas seulement une bague de fiançailles. C'est le premier battement de tout ce que je fais aujourd'hui.

Comment cela se passe, à distance

Tout se fait sur mesure, à distance, partout en France, ou sur rendez-vous à Paris lorsque vous souhaitez voir les pierres. Un bijou naît d'une conversation : on échange sur vous, sur l'histoire de la pièce, sur celle ou celui qui l'a portée, sur ce que vous voulez en garder. Je vous propose des dessins. Nous choisissons ensemble ce que l'on conserve et ce que l'on réinvente. Vous suivez chaque étape, jusqu'à la remise.

Si vous avez un bijou que vous n'osez plus porter

Parlons-en. Je vous dirai, sans engagement, ce qu'il est possible d'en faire. Parfois, la plus juste des décisions est de transformer. Parfois, de simplement restaurer. Dans les deux cas, vous saurez.

Ombeline Marès

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